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mar. 23 avr.

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Québec

Cours 3 - La politique et les arts

Professeur : Bernard Brunet. Professeur de philosophie à la retraite, M. Brunet cherche à se nourrir des œuvres majeures de l’Occident dans la grande tradition humaniste. L’être humain en société — avec ses sciences, lettres et arts — se trouve au cœur de ses intérêts.

Cours 3 - La politique et les arts
Cours 3 - La politique et les arts

Heure et lieu

23 avr. 2024, 19 h 00 – 21 mai 2024, 21 h 00

Québec, 1660 Bd de l'Entente, Salle A-2076

À propos de l'événement

Le cours de 10 heures se donnera en 5 séances, à raison d'une séance de 2 heures par semaine, de 19h à 21h, les mardis du 23 avril au 21 mai. Le nombre de participants est limité à 18.

L'inscription est de 150$. Le stationnement est gratuit en soirée devant la porte principale du 1660 de l'Entente.

Sujet. Depuis les Lumières, non seulement les activités artistiques et culturelles ont droit de cité, elles sont positivement encouragées et soutenues par les régimes politiques des plus différents. Le but de ce cours – des discussions guidées par le professeur, pour être plus précis – est d’aider les participants à faire la découverte surprenante qu’il n’en fut pas toujours ainsi. En effet, ce qui est accepté aujourd’hui comme tout à fait évident et normal est apparu dans l’histoire à certains moments, et dans certains lieux. Nous allons ressusciter le problème de la relation des arts et de la politique en lisant une petite œuvre de Jean-Jacques Rousseau : la Lettre à d’Alembert.

À l’occasion d’un aléa de l’histoire, Voltaire s’ennuyait à Genève, où il n’y avait pas de théâtre en raison des lois. Alors il chargea Diderot et d’Alembert de se servir de l’Encyclopédie comme outil de propagande pour inciter les citoyens à y autoriser le théâtre. L’article « Genève » dans l’Encyclopédie est né de son insistance. La république suisse y est décrite et louangée comme exemplaire à plusieurs égards. Mais l’absence d’un théâtre est présentée comme une importante lacune et un manque de civilisation. À la parution de cet article, Rousseau écrit sa « lettre à d’Alembert », une œuvre rhétorique en réponse à la rhétorique des encyclopédistes. Il s’y trouve une présentation des arts et une défense de la république au cours desquelles il met la cité en garde contre l’acceptation irréfléchie d’activités qui risquent de miner la vertu politique sur laquelle se fonde la vie sociale. Voilà le cœur de son propos. À la fin, ranimer ce problème oublié devrait fournir, en outre, de nouvelles perspectives pour comprendre des auteurs aussi différents que Goethe (son art de vivre), Chateaubriand (sa discrétion) et Tolstoï (sa sincérité).

Le texte recommandé est celui de l’édition Garnier-Flammarion : Lettre à d’Alembert (2003). On la trouvera, à partir de la mi-février, chez notre partenaire, la Librairie La Liberté.

Billets

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